Jean Francis AUBURTIN  L’amoureux de la nature

Jean Francis AUBURTIN (1866-1930)

Né en 1866 au sein d’une famille d’architectes parisiens, Jean-Francis AUBURTIN est l’ainé d’une famille de quatre enfants. Elève de l’école Alsacienne à partir de 1875, l’école a ouvert en 74, il reçoit une éducation très ouverte. Il adopte pleinement les choix de celle-ci, et découvre les arts plastiques, les langues, la musique, cette formation humaniste va influencer son œuvre et sa vie.

Il est admis à l’Ecole des Beaux-Arts en 1888, suit un enseignement académique et fréquente l’atelier de Benjamin Constant qui le prépare au prix de Rome. Auburtin, l’année suivante est ébloui par l’œuvre de Claude Monet durant l’exposition « Claude Monet – A. Rodin » à la Galerie Petit. Il sera marqué à la fois par la peinture impressionniste et par l’esprit symboliste.

Des fresques de la Sorbonne, aux ateliers de plein air …

L’artiste expose régulièrement au Salon, à partir de 1892 et commence à se faire un nom. Lié avec de nombreux architectes rencontrés à Houlgate, lors de ses séjours dans la maison familiale, il reçoit ses premières commandes de fresques et décors pour des établissements publics. Universités, gares, Conseil d’Etat et Exposition Universelle de 1900, Auburtin participe aux grands chantiers lancés sous la IIIème République.

Mais il est aussi l’homme de la nature et des paysages, l’essor du tourisme et le développement du chemin de fer lui permet d’explorer les bords de mer. Il parcourra la Bretagne et la Normandie et séjournera de nombreuses fois à Belle-Ile et Porquerolles. Auburtin trouve dans la nature le décor de ses grandes compositions.  Son goût pour la peinture exécutée sur le motif et promeneur infatigable, il arpente les chemins de douanier, plante son chevalet au plus près de ses créations. Observe les variations de la lumière, note comment le motif peut changer au gré du vent ou des conditions atmosphériques, il produit des séries à l’exemple de Monet avec une palette de couleurs initiée par les impressionnistes. Il développe ainsi les qualités d’un peintre de paysages et excelle dans l’emploi conjugué de la gouache, de l’aquarelle et du fusain.

La mer et le milieu aquatique seront la source de très nombreuses productions, il deviendra pour les critiques artistiques le « peintre de la mer » !

Les oeuvres